En réponse à la pandémie du COVID-19, à laquelle le monde entier fait face aujourd’hui, l’AUF a entrepris plusieurs actions envers ses adhérents et ses partenaires. Elle nous propose ici un intéressant échange d’expérience avec le Président de l’Université de Fianarantsoa, établissement public fonctionnant à Madagascar.

La pandémie du Covid-19 a remis en cause notre système d’enseignement, surtout nos pratiques pédagogiques. La suspension des activités pédagogiques (cours, examens, soutenances), suite à la fermeture « physique » des universités pour une durée indéterminée bouleverse le calendrier universitaire.

Cet impact négatif touche surtout les formations classiques, en mode présentiel, contrairement aux formations en ligne et/ou hybrides qui n’ont pas subi d’interruption.  Les formations en ligne et les formations hybrides sont ainsi avantageuses et donc à soutenir et à encourager.

Cette pandémie nous a donc obligés de changer notre vision et notre perception de la formation en ligne, qui est devenue une obligation, et l’unique issue pour débloquer la situation dans les universités.

Le numérique est indispensable tant sur le plan pédagogique qu’administratif.  Des mesures d’accompagnement devraient être apportées pour favoriser l’accès des étudiants à l’internet dans leurs localités respectives.

En bref, la pandémie sous certains angles a offert des opportunités et a ouvert d’autres options pour enseigner et apprendre autrement. De fait, ce phénomène a fait pivoter la disgrâce en situation avantageuse, du fait que l’usage de la technologie n’est plus une option mais une nécessité qui amène tout le monde au rythme de la mondialisation et de l’ère de la technologie.