La corruption est une honte et il faut qu’elle demeure une honte… la lutte contre la corruption est un combat citoyen qui doit interpeller tous les congolais… Ces mots ont été martelés longuement par le Conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, au cours de la conférence qu’il a animée à l’intention des étudiants de l’Ifasic, ce vendredi 29 juin 2018.

Dans sa communication, le Professeur LUZOLO BAMBI a commencé par relever un double paradoxe. D’une part, l’existence,  dans le chef de l’autorité, d’une ferme volonté politique de lutter contre la corruption et de la persistance d’un niveau élevé dudit phénomène sur le terrain. D’autre part, il note que la République Démocratique du Congo est un pays riche, mais avec une population pauvre.

Circonscrivant la question, l’intervenant a indiqué que la corruption se pose en termes de détournement de deniers publics, de fraude fiscale et douanière, coulage de recettes, provoquant ainsi la fuite de près de quinze milliards de dollars pour un budget de cinq milliards.

Outre la pression pénale, le Professeur LUZOLO BAMBI estime qu’il y a moyen de prévenir la corruption en actionnant les leviers de l’éducation, de l’encadrement et de la conscientisation. Voici pourquoi il invite les étudiants à bannir la tricherie, la culture de la facilité ainsi que toutes les antivaleurs qui gangrènent le secteur de l’enseignement. Les jeunes gens en formation sont ainsi invités à se battre pour la justice et l’égalité de chances.  

Face au péril encouru par la Nation du fait de cette gangrène, le Conseiller spécial du Chef de l’Etat fait ainsi appel aux étudiants de l’Ifasic, en leur qualité de communicateurs en formation, pour qu’ils s’engagent résolument dans la lutte contre la corruption. La presse, a-t-il insisté, ne devrait pas être utilisée pour servir de maillon à l’arrogance des détourneurs des deniers publics.