Justin NIATI SANZU, cinquième promotion de l’ISTI-IFASIC, est un de ces produits emblématiques qui portent haut et loin l’étendard de notre Alma mater. Doté d’une personnalité attachante, ce sexagénaire aux allures d’un ecclésiastique, est un bosseur infatigable et une mine d’expérience qui suscite admiration et émulation. Inscrit à l’ISTI en 1977, Justin NIATI SANZU faisait partie du peloton de vingt-cinq étudiants retenus sur les six-cent candidats qui avaient pris part au concours d’entrée cette année-là. Cinq ans plus tard, ce dernier termina son cursus académique avec le grade de licencié en sciences et techniques de l’information, option Relations Publiques. De son passage à l’ISTI, Justin se remémore quelques souvenirs, notamment les moments agréables passés au home Minor (Résidence universitaire demeurée célèbre), les longs marathons pour se rendre aux cours, la sévérité du Professeur Mamba… Grâce à l’excellence des notes obtenues, il fut retenu assistant chargé des cours et des recherches au département de Relations Publiques. C’est ainsi que ce dernier bascula dans une vie active riche en épisodes et en épreuves. …Quand je n’étais pas dans une salle de classe, je signais de ma main des articles dans la presse nationale et internationale…, peut-on lire dans son ouvrage autobiographique L’EXIL. Pour ce qui est de la pratique du journalisme, Justin refusa d’emprunter les sentiers battus, faisant le choix du journalisme d’investigation….Ma grande gueule m’interdisait de fléchir devant les injustices sociales et la magouille…peut-on encore lire dans le livre susévoqué. Le champ expérimental, il le trouva dans les colonnes du mensuel La voix de l’orphelin, journal dont il fut Rédacteur en chef. L’homme ne tarda pas à aller fouiner dans les affaires de la mafia nationale de l’époque, dénonçant au passage un vaste réseau de détournement des dons destinés aux orphelins. En signant cette enquête, Justin savait peut-être qu’il venait de secouer le cocotier. Il était désormais la bête noire des responsables des services de sécurité qui ne tardèrent pas à lui faire passer des moments dignes d’un film d’action. Arrêté et torturé dans les cellules de la deuxième région militaire, Justin n’eut son salut que grâce à une évasion qui lui ouvrit le corridor de l’exil. C’était parti ainsi pour cinq ans d’un exode qui commença par Nairobi, au Kenya, en 1990, et eut comme point de chute l’Etat d’Iowa, aux Etats Unis d’Amérique, en mars 1995. Depuis ce temps, Justin NIATI SANZU vit aux Etats Unis d’Amérique où, entre temps, il a obtenu le grade de Docteur en lettres de l’université de Nebraska. Il dispense des cours à Houghton College (New-York). En plus de son doctorat en lettres, Justin NIATI SANZU a une spécialisation en Droits de l’Homme. A ce titre, il réalise de nombreuses missions humanitaires à travers le monde. Il a gardé des liens étroits avec l’IFASIC, son Alma mater. Sa dernière visite à l’IFASIC remonte au jeudi 12 juillet 2018.

Justin Niati échangeant avec les Professeurs Rigobert Munkeni (Recteur de l’IFASIC) et Philippe Ntonda

Justin Niati échangeant avec François Budim’Bani, son ancien collègue de promotion