Les textes créant l’IFASIC lui assignent, entre autres missions, la formation des cadres appelés à exercer les métiers de la communication. Dans le cadre de ce processus de formation, la pratique professionnelle occupe une place de choix. Ceci explique du reste la présence de quelques incubateurs, notamment le studio école (pour le secteur audiovisuel) et le journal école (pour la presse écrite).

S’agissant particulièrement du journal école, son histoire est intimement liée à celle de notre Alma mater.

Cette belle aventure remonte à l’année académique 1977-1978. La toute première version avait pour titre: Aujourd’hui. Elle était rédigée exclusivement par les étudiants de première licence journalisme, presse écrite, sous la direction de Monsieur Jallois, professeur du cours de Secrétariat de Rédaction. Nawezi Karl en était le Rédacteur en chef.

M. Jallois avec les membres de l’équipe rédactionnelle du Journal « AUJOURD’HUI » (devant le téléscripteur de l’ISTI)

Ainsi, la première équipe de choc était composée par les étudiants suivants:Gaspard Gahigi, Siteke Ubial, Jean Nzeyimana, Sapu Kazadi, Nawezi Karl, Dedi di Nzau, Mongonda Liwaya Gay.

Puis vint le journal La Plume. Celui-ci fut lancé à partir de 1980 et cette deuxième expérience du journal école fonctionnait dans le cadre du département de journalisme que dirigeait alors le Chef de travaux Dieudonné Kanyengele.

François Xavier Budim’bani (Promo 5 de l’ISTI-IFASIC) en était le Secrétaire de rédaction. A ce titre, il a bien voulu apporter un peu d’éclairage sur cet autre journal mythique.

À l’origine, explique-t-il, celui-ci se présentait en format cahier et il était rédigé entièrement à la main, avec un tirage de trois exemplaires. « Le tirage le plus fort du monde! », s’est exclamé François Xavier Budim’bani, avec une belle pointe d’humour enrobée dans un rire sarcastique, comme il sait si bien le faire.

Grace à l’apport de la machine à écrire, ce journal passera de la version manuscrite au format dactylographié imprimé sur les rotatives de l’imprimerie de l’ISTI-IFASIC.

La coordination de ce journal, précise François Xavier Budim’bani, était assurée par une équipe de choc. A la tête, il y avait donc un comité de rédaction dirigé de main de maitre par Dieudonné Kanyengele. Celui-ci était assisté par les Chefs de travaux et assistants (A l’époque des faits) Valère Mulopo Kisweko, Emmanuel Mwangilwa Lussu, Nawezi Karl et François Xavier Budim’bani Yambu.

Puisqu’il s’agissait bien d’un journal didactique, il fallait compter avec l’apport (et pas le moindre) des étudiants de deuxième et première licence dont quelques-uns faisaient partie de cette première et prestigieuse rédaction. Ce fut le cas avec les plumes abouties de Gauthier Maluka, Raphaël Mukendi Mwadiamvita, Georges Jérémie Wawa, Roger Albert Bushiri, Dinda Minzongolo, Katupa Nkole, Kombozi Kisubi, Placide Makashi Matata, Mususa Kitenge et Weregemere Faïda.

François Xavier Budim’bani fait également savoir que l’expérience de La Plume ne manqua pas de faire tâche d’huile. Ainsi, quelques vocations furent rapidement suscitées dans la cour.

Au nombre des émules, un certain Eteb Kikantin Lakor lança le très célèbre journal satirique La Pègre, périodique paraissant à l’improviste et qui avait la particularité d’aller fouiner dans la vie des gens, enseignants comme étudiants.

Quoique circulant sous les manteaux et en exemplaire unique, La Pègre avait aussi la caractéristique d’entrainer un véritable remue-ménage tant dans la cour que chez les pensionnaires des homes.

Notons qu’à l’instar de leurs collègues du département de journalisme, les étudiants du département de Relations Publiques avaient aussi leur journal école qui s’appelait ISTI Contact.

Aujourd’hui, le journal école de l’IFASIC a beaucoup évolué avec l’apport de Nouvelles technologies de l’information et de la communication. Il s’appelle Journal du citoyen et le Chef de travaux Obul O’kwess en est l’Administrateur.

Assistant à l’époque des faits, François Xavier Budim’bani est devenu Professeur ordinaire entre temps. La scribalité est son champ de recherche. Comme quoi, beaucoup d’eau a coulé sous le pont depuis.

Léon Mukoko