Samedi 11 mars 2017 aura été une journée pas comme les autres à l’IFASIC. Au terme de la soutenance publique d’une thèse de doctorat intitulée « La communication dans les projets de développement des ONG de la ville province de Kinshasa », le Chef de travaux Antoine OTSHUDI MPOYI LOMASA a été proclamé Docteur en sciences et techniques de l’information. C’est le quatorzième en l’espace de douze ans.

Présidée par le Professeur Rigobert MUNKENI LAPESS, Recteur de l’IFASIC,  qu’entouraient le Secrétaire général académique, Pr. ITANGAZA MUBANGU, et le Doyen de la faculté des sciences de la communication, Pr. Alexis MBIKAYI MUNDEKE, cette séance publique a connu trois temps forts, à savoir : la présentation du candidat, la soutenance proprement dite et la remise des insignes de l’université au nouveau Docteur.

Avec une verve oratoire remarquable, le Chef de travaux OTSHUDI a soutenu sa thèse devant une assistance nombreuse au sein de laquelle on pouvait remarquer, outre le Directeur général de l’Institut National des Arts, Professeur YOKA LIYE MUDABA, les membres du corps académique et scientifique de l’IFASIC et de bien d’autres établissements d’enseignement supérieur et universitaire de Kinshasa ainsi que des étudiants et autres chercheurs.

En substance, le chercheur s’est livré à une analyse sans complaisance sur les causes de l’échec des projets de développement mis en œuvre par les ONG de la ville province de Kinshasa.

Professeur YOKA, Directeur général de l’INA


Parti d’une observation approfondie sur la conduite des activités des ONG de Kinshasa, ce dernier a relevé que, dans de nombreux cas, les projets de développement ne réussissent pas parce que ces organisations qui sont les instances de leur mise en œuvre appliquent un modèle de communication inadapté.

Voici pourquoi le chercheur a inscrit sa recherche doctorale dans la recherche théorique qui, a-t-il précisé, a pour but d’expliquer les causes des faiblesses de la communication des ONG dans la mise en œuvre des projets de développement. D’où la question générale de recherche : « quelles sont les causes des faiblesses de la communication dans les projets de développement des ONG de la ville province de Kinshasa ? »

A ce questionnement principal, l’auteur de la dissertation doctorale a adjoint la question spécifique relative au modèle de communication susceptible de faciliter la mise en œuvre des projets de développement des ONG de la ville province de Kinshasa.

Pour arriver à ses fins, le chercheur a dû convoquer principalement la théorie de la communication pour le développement. C’est ainsi que, grâce à la méthode dite études des cas appuyée par les techniques d’observation, d’analyse documentaire, d’entretien et d’interviews dirigées, celui-ci propose à la communauté un nouveau modèle de communication dont la pertinence repose sur deux arguments principaux, à savoir :

  • La conception des stratégies de communication se fait selon une démarche alliant rigueur, professionnalisme, travail d‘équipe, participation et créativité. La mise en œuvre d’un projet de développement doit comprendre, dès le départ, un volet de communication avec des objectifs bien définis, réalistes, précis, mesurables et assortis d’un délai d’exécution.
  • Le modèle proposé privilégie l’approche participative. Autant que possible, il préconise qu’il faut « parler avec les populations » et non pas « parler aux populations » comme c’est le cas dans les ONG de Kinshasa.

Après près de deux heures de face à face avec un jury composé de six membres, la thèse du Chef de travaux OTSHUDI a été reçue avec la mention Grande Distinction.

Le jury chargé de l’examen de cette dissertation doctorale était composé des Professeurs Charles MAZINGA MASHIN, Président, LINO PUNGI, de l’Université Catholique au Congo comme Secrétaire, Paul OKOMBA WETSHISAMBI, de l’IFASIC, le promoteur, Godefroid ELITE IPONDO, de l’IFASIC comme membre effectif, Aloïs THAMBA NKENGE, de l’IFASIC, comme membre effectif et Aimé KAYEMBE TCHIBAMBA MALU, de l’IFASIC, comme membre suppléant